Crédit Immobilier : des conditions idéales et la menace de « Bale »

calcul et regle pret immobilier

Les taux d’intérêt du Crédit Immobilier atteignent au mois de mars 2016 un nouveau plancher historique (exemple de taux fixe jusqu’à 0.84% sur 7ans et 1.55% sur 20ans). Les transactions repartent à la hausse dans l’ancien comme dans le neuf et les emprunteurs ayant souscrit leur crédit immobilier jusque très récemment (2014) peuvent éventuellement se lancer dans une renégociation de crédit. Les conditions de crédits sont exceptionnellement favorables aux emprunteurs mais jusqu’à quand ?

Le bon moment pour faire son crédit immobilier?

Vous avez besoin de vous loger ? il n’a jamais été aussi avantageux d’emprunter qu’en ce moment. Les taux sont extrêmement bas, certaines offres à taux zéro complémentaires sont distribuées par quelques banques et le PTZ+ offre une enveloppe de crédit revalorisée pour un achat dans le neuf. Le coût du crédit immobilier continue donc de diminuer ce qui est favorable aux emprunteurs.

Cependant vous n’aurez la possibilité d’emprunter que si votre dossier rentre dans les « cases » des banques à savoir idéalement avoir comme apport personnel les frais de notaire et de garantie à minima, le financement dit à « 110% » étant devenu beaucoup plus difficiles à obtenir ces derniers temps, certaines banques refusant tout simplement d’étudier un dossier si les candidats au crédit n’ont pas 5 à 10% d’apport personnel en plus des frais de notaire et de garantie.

Vers un durcissement des conditions d’octroi du Crédit immobilier ?

Le comité de Bâle (Crée en 1974 ce dernier a pour mission de renforcer la sécurité du système financier et le contrôle prudentiel) a émis plusieurs recommandations en matière de « risque crédit et à la comptabilisation des pertes attendues » elles sont consultables sur ce document =>https://www.bis.org/bcbs/publ/d350_fr.pdf

Le contenu de ces recommandations appelle les établissements bancaires à renforcer leurs garanties davantage provisionner leur risque crédit c’est-à-dire d’avoir suffisamment de réserve en cas de défaut des emprunteurs sur une ou plusieurs dettes, dont celle du prêt immobilier. En pratique cela pourrai se traduire par une exigence d’apport personnel plus importante lors d’une demande de financement immobilier, ce qui de facto exclurait de nombreuses personnes de l’accession à la propriété.

La FNAIM, la FPI, les LCA-FFB ont émis un communiqué commun pour alerter les pouvoirs publics sur les conséquences possibles de la mise en place de ces recommandations http://www.fnaim.fr/actualite/556/3633-les-nouvelles-normes-prudentielles-pourraient-elles-penaliser-la-distribution-de-credits-immobiliers-aux-particuliers-.htm

Il ne s’agit pas de faire débat aujourd’hui pour savoir si ces mesures seront mises en place ou pas, mais bien de garder à l’esprit que la tendance est à un durcissement des conditions d’octroi ou pourquoi pas à une évolution du modèle de crédit immobilier à la française vers un modèle plus anglo-saxon